Si la FCPE est a priori favorable à la reconquête du mois de juin, elle constate que ses inquiétudes émises au mois de janvier se révèlent justifiées. Elle dénonce les dommages collatéraux inhérents à cette mesure. En effet, comment envisager une seule seconde que les parents d'élèves ne soutiennent pas la volonté ministérielle de voir tous les collégiens et lycéens finir l'année scolaire dans leurs établissements, comme le font depuis toujours les écoliers ?
Malheureusement, comme nous pouvions nous y attendre, rien n'est aussi simple, car précipitation et efficacité font rarement bon ménage.
Le calendrier de fin d'année s'est ainsi vu soumis aux contraintes imposées par les décisions d'orientation et d'affection, la concertation avec les familles, et l'organisation des commissions d'appel. Les chefs d'établissement se sont vus obligés de transformer le marathon habituel des conseils de classe en un sprint effréné de quinze jours. La conséquence direct de cette précipitation est l'organisation des conseils de classe entre le 15 juin et le 1er juillet, pendant les heures de classes, horaires trop souvent incompatibles avec ceux des parents d'élèves, sans compter le nombre d'heures de cours perdues du fait de l'absence des enseignants.
Cela diminue d'autant les bénéfices de la mesure annoncée.
Il est inadmissible que les parents d'élèves soient de fait exclus des conseils de classe ! Ils ont un rôle fondamental à jouer !
Encore une fois le ministre confond vitesse et précipitation !
La récupération du mois de juin, certes indispensables, ne devrai-elle pas passer par une réflexion sereine à propos des contenus des épreuves finales des examens, de leur allégement et de leur organisation à l'extérieur des établissements scolaires sous surveillance de personne non enseignant ?
Ce n'est qu'ainsi que les élèves pourront bénéficier d'un vrai mois de juin, afin de terminer les acquisitions qui leurs sont nécessaires.
Ce n'est qu'ainsi que les enseignants pourront clôturer les programmes, sans stress ni angoisse.
Ce n'est qu'ainsi que tous les parents d'élèves pourront pleinement assumer leur rôle de délégués.
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